L'actualité régionale (Comores, Madagascar, Réunion...) Immigration Clandestine : Nouveau drame d'un Kwassa Kwassa | Dimanche 7 mars 2010, 22:28
Avec 33 clandestins à bord dont plusieurs enfants, c'est désormais un nouveau drame qui s'ajoute sur la traversée de la mort entre l'île dAnjouan et Mayotte..
Dans la nuit du samedi 06 mars, un nouveau kwassa a fait naufrage au large de la côte Sued-Est de Mayotte. Parmi les 33 personnes à bord, on compte 24 rescapés, la plupart d'entre eux portant des cicatrices de brûlures sur leurs corps, ont été sauver par les secours maritimes. D'après l'un des victimes, c'est le bidon d'essence qui a prix feu puis explosé en pleine mer. Une intervention qui a réuni Gendarmes, SMUR, Préfecture et Pompiers, et qui aura duré jusqu'à 16h cet après midi.
Ce midi justement, aux alentours de 15h, 9 corps inanimés dont 5 enfants, ont été évacués à la morgue par les pompiers de Kaweni. C.B. |
|  ANJOUAN : Que sont devenus les hommes de Mohamed Bacar ? | CLICANOO | Lundi 16 novembre 2009
Alors que trois anciens militaires se sont échappés de leur prison de Moroni, en Grande-Comore, dans la nuit du 18 au 19 octobre pour rejoindre Mayotte via Anjouan, onze camarades de l'ancien président d'Anjouan Mohamed Bacar sont toujours assignés à la Réunion.
Anjouan. Ils étaient 26 au départ. Quatre sont partis au Bénin, dont le président déchu Mohamed Bacar. Onze ont obtenu l'asile politique. Et onze autres restent assignés à la Réunion. Sans papiers. C'est l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRAH) qui le dit.
Tous ces Anjouanais faisaient partie des proches de Mohamed Bacar, ce 25 mars 2008, quand l'Union africaine a débarqué sur l'île tourmentée de l'archipel des Comores. Mahmoud a pris place à bord du kwassa-kwassa qui a conduit Mohamed Bacar à Mayotte. "Ils sont partis par une mer démontée ce jour-là", raconte un observateur qui souhaite conserver l'anonymat. Ils pensaient obtenir l'asile. "Seuls les moins gradés ont eu l'asile politique", remarque Mahmoud Douclin. Lui avait le grade de commandant.
Depuis mars 2008, comme ses camarades, il est passé par la détention dans le cadre d'un véritable marathon judiciaire avant d'être assigné à résidence sur la base aérienne 181. Puis tous ont d'abord dû signer deux fois par semaine au commissariat ou à la brigade de gendarmerie la plus proche de leur domicile. Aujourd'hui, ils doivent signer une fois par mois. Moins contraignant. Sans papier, ils ne peuvent pas quitter l'île de La Réunion. "Nous voulons être traités humainement"
MAYOTTE, TERRE D'ASIILE POUR LES COMORIENS : Dans la nuit du 18 au 19 octobre, trois militaires bacaristes - un lieutenant, un adjudant-chef et un sergent-chef - se sont fait la belle de la prison de Moroni pour rejoindre Mayotte en passant par Anjouan. Ils demandent désormais l'asile politique et ont obtenu une attestation provisoire de séjour.
QQUINZ ANJOUANAIS ASSIGNEES A MAYOTTE : Mohamed Abdou Madi, ancien ministre du tourisme de Mohamed Bacar, est lui aussi assigné. Ils sont quinze Anjouanais dans ce cas à Mayotte. Car c'est sur l'île au lagon qu'il vit depuis mars 2008. A Pamandzi plus exactement sur Petite-Terre. Contacté par téléphone, il souhaite s'exprimer sur les conditions de vie de ceux, qui comme lui, ont fui Anjouan à bord d'un kwassa-kwassa en compagnie du président renversé. Une ironie du sort quand on sait que c'est par ce mode de transport maritime guère stable que de nombreux Anjouanais ont quitté le régime de Bacar. Les partisans de Mohamed Bacar s'estiment rejetés. Mohamed Abdou Madi appuie : "Nous sommes libres de circuler au niveau de la commune mais nous n'avons pas le droit de travailler." Et de conclure sur son envie de retour au pays : "Ce serait lâche de rester à Mayotte si on n'espérait pas rentrer à Anjouan un jour. Pour le moment, on ne sait pas comment." Cette probabilité, les autorités anjouanaises la craignent. Une rumeur persistante dit que ce retour des hommes de Bacar se prépare. |
|  Air Madagascar améliore ses correspondances dans l'Océan indien | samedi 3 octobre 2009, 16:02
Fortement implantée dans la zone Océan Indien, la compagnie nationale malgache vient d'améliorer ses correspondances à Antananarivo ainsi qu'à Nosy Be. Objectif : relier plus rapidement la France à un certain nombre de destinations régionales, notamment l'île Maurice et les quatre iles de l'archipel des Comores.
Air Madagascar couvre actuellement un réseau de 50 destinations dans 11 pays. La compagnie a mis en service depuis le 17 Juin dernier une nouvelle liaison sans escale reliant Paris à Nosy Be, avec continuation sur les Comores (Moroni). Elle propose donc actuellement 1 fréquence par semaine entre Paris et Moroni, via Nosy Be et 2 fréquences via Antananarivo, ainsi qu'une liaison hebdo Marseille - Moroni, via Antananarivo. Air Madagascar a également amélioré ses correspondances sur Moroni et offre au départ des aéroports de Paris-Roissy et de Marseille-Provence. Outre Maurice et Moroni, la compagnie nationale malgache propose également des liaisons non-stop au départ de son hub d'Antananarivo vers la Réunion, ainsi que l'Afrique du sud et le Kenya. Alors que la Coupe du Monde de Football se rapproche à grand pas, Air Madagascar a également repensé ses correspondances à Antananarivo pour les passagers souhaitant relier Paris à Johannesburg. |
|  Plus de droit de visa pour les séjours de moins de 30 jours | samedi 3 octobre 2009, 15:50
A l'issue de la rencontre du Directeur du Cabinet du Président de la Haute Autorité de Transition (HAT), Zàzah RAMANDIMBIARISON, du Ministre des Finances, Benja RAZAFIMAHALEO et du Ministre du Tourisme, Gilbert RAHARIZATOVO, avec les représentants du secteur privé du tourisme dirigé par le Président du Conseil d'Administration de l'Office National du Tourisme de Madagascar, Joël RANDRIAMANDRANTO, il a été décidé que, le paiement des droit de visa pour les séjours inférieurs à 30 jours est suspendu jusqu'au 31 décembre 2009. Cette mesure est prise par la HAT dans le cadre de la relance du secteur tourisme. Cette mesure sera applicable sur tout le territoire malgache dès le lundi 20 avril 2009.
Par ailleurs, pour les opérateurs touristiques qui ne peuvent pas faire face à leurs obligations fiscales à leur échéance, il a été décidé lors de cette réunion d'une possibilité d'échelonnement des paiements des impôts et taxes dus. Toutefois, les déclarations doivent être effectuées dans le respect du calendrier fiscal.
Office national du Tourisme de Madagascar. |
|  DROIT DES ENFANTS - Réunion et Mayotte, des enfants sans Défenseur ?samedi 19 septembre 2009, 09:10 Par Christophe Pomez Après avoir aménagé des centres de rétention pour y enfermer des enfants et même des nourrissons, après avoir osé prétendre qu'en France on a l'habitude de ne pas séparer les enfants de leurs parents lorsqu'on les rafle... Avant qu'un préfet ne propose au contraire à des parents en voie d'expulsion d'abandonner leurs enfants aux services sociaux français, le gouvernement poursuit à sa manière la préparation du 20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant : il envisage tout simplement... la suppression de l'institution du Défenseur des enfants, créée par la loi du 6 mars 2000.Sans doute l'actuelle Défenseure des enfants a-t-elle déplu en prenant au sérieux la défense des enfants et de leurs droits (elle s'est déplacée en octobre 2008 à La Réunion et à Mayotte), comme la Commission nationale de déontologie des forces de sécurité avait eu le tort de reconnaître l'existence de violences policières, ce qui lui avait valu naguère une tentative d'étranglement budgétaire. La punition sera donc la même pour ces deux Autorités trop indépendantes : elles disparaissent au profit du Défenseur des droits prévu par la récente révision constitutionnelle, institution généraliste et donc moins gênante. Dans le projet débattu en Conseil des ministres, on ne trouve pas même une référence, fût-elle symbolique, au respect de la Convention internationale des droits de l'enfant. La France, si ce projet devait être adopté, se singulariserait une fois encore tristement parmi les démocraties européennes.Et pour que la forme soit digne du fond, le gouvernement a soigneusement évité de consulter la Défenseure des enfants et même de répondre à ses demandes de concertation : la « rupture » avec la tradition républicaine concerne le respect des contre-pouvoirs et du dialogue institutionnel autant que la garantie des droits fondamentaux.La Ligue des droits de l'Homme de Saint-Denis appelle toutes celles et ceux qui considèrent que le respect des droits des enfants doit être préservé des manœuvres politiciennes à se mobiliser pour éviter cette inacceptable régression de l'Etat de droit. (zinfos974)Christophe Pomez,Membre du comité central national | samedi 19 septembre 2009, 09:10 Par Christophe Pomez
Après avoir aménagé des centres de rétention pour y enfermer des enfants et même des nourrissons, après avoir osé prétendre qu'en France on a l'habitude de ne pas séparer les enfants de leurs parents lorsqu'on les rafle... Avant qu'un préfet ne propose au contraire à des parents en voie d'expulsion d'abandonner leurs enfants aux services sociaux français, le gouvernement poursuit à sa manière la préparation du 20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant : il envisage tout simplement... la suppression de l'institution du Défenseur des enfants, créée par la loi du 6 mars 2000.
Sans doute l'actuelle Défenseure des enfants a-t-elle déplu en prenant au sérieux la défense des enfants et de leurs droits (elle s'est déplacée en octobre 2008 à La Réunion et à Mayotte), comme la Commission nationale de déontologie des forces de sécurité avait eu le tort de reconnaître l'existence de violences policières, ce qui lui avait valu naguère une tentative d'étranglement budgétaire. La punition sera donc la même pour ces deux Autorités trop indépendantes : elles disparaissent au profit du Défenseur des droits prévu par la récente révision constitutionnelle, institution généraliste et donc moins gênante. Dans le projet débattu en Conseil des ministres, on ne trouve pas même une référence, fût-elle symbolique, au respect de la Convention internationale des droits de l'enfant. La France, si ce projet devait être adopté, se singulariserait une fois encore tristement parmi les démocraties européennes.
Et pour que la forme soit digne du fond, le gouvernement a soigneusement évité de consulter la Défenseure des enfants et même de répondre à ses demandes de concertation : la « rupture » avec la tradition républicaine concerne le respect des contre-pouvoirs et du dialogue institutionnel autant que la garantie des droits fondamentaux.
La Ligue des droits de l'Homme de Saint-Denis appelle toutes celles et ceux qui considèrent que le respect des droits des enfants doit être préservé des manœuvres politiciennes à se mobiliser pour éviter cette inacceptable régression de l'Etat de droit. (zinfos974)
Christophe Pomez, Membre du comité central national |
|  Mayotte, un île à louer
| samedi 19 septembre 2009, 09:08 Par Rémi Carayol
Et si l'Union des Comores louait Mayotte à la France pour une période déterminée… L'idée fait son chemin à Moroni. La première banderille a été lancée par Ahmed Abdallah Sambi lui-même, lors de son discours à la nation le 6 juillet. Le président de l'Union avait surpris, le jour de la fête de l'Indépendance, en se disant prêt à « accepter de louer Mayotte à la France, pour un bail de cinquante ans par exemple ». « La présence de la France à Mayotte ne peut pas être légale sans notre accord », avait-il ajouté.
Le 6 août, Sambi a récidivé au cours d'une entrevue avec la classe politique anjouanaise. Désireux, « après plus de trente ans de “guerre de la salive” avec la France, de changer de stratégie et d'aller vers des propositions concrètes », il s'est dit susceptible de « valider la présence de la France à Mayotte par un contrat de location », à condition que Paris reconnaisse l'« appartenance de l'île de Mayotte à l'ensemble comorien ».
Selon la présidence, l'assistance a, au cours de cette réunion, « félicité et remercié » le chef de l'État « pour cette initiative courageuse », avant d'attirer son attention « sur les risques que cette proposition pourrait comporter ».
Depuis, les militants d'un retour immédiat de Mayotte dans l'ensemble comorien gardent le silence – tout comme les élus mahorais, pour lesquels une telle solution est inenvisageable alors que l'île doit devenir, en 2011, un département français.
L'idée de la location est encore à l'état embryonnaire. Au ministère comorien des Relations extérieures, on avoue ne pas encore avoir été saisi de ce dossier. « Cela se joue à un très haut niveau », indique un haut fonctionnaire. Quant au ministère français des Affaires étrangères, il n'a pour l'heure reçu aucune proposition de ce type. L'hypothèse y est jugée « loufoque ». Jeune Afrique |
|  Partenariat entre Comores Télécoms et SFR Mayotte
| Mardi 8 septembre 2009, 11:09 Par Faïssoili Abdou (Malango)
Un pas vers le rapprochement des populations des quatre îles de l'archipel des Comores. Grâce à une convention passée entre la société Comores Telecom et SFR Mayotte, il est désormais possible de téléphoner directement à Mayotte à partir des trois autres îles de l'archipel et vice et versa sans passer par la ligne internationale, c'est-à-dire sans le code (262).
Ainsi, le client de Comores Telecom qui se trouve dans les autres îles de l'archipel qui voudra passer un coup de fil à un correspondant, client de SFR, qui se trouve à Mayotte, composera directement le (0639) suivi du numéro de son interlocuteur. Cette opération passera par liaison Hertzienne et se fera à partir d'une station installée à M'rémani au sud de l'île d'Anjouan et une autre installée à Mayotte.
Les financements ont été partagés entre les deux parties. Chacune des ces deux partenaires a assuré l'achat de ses équipements nécessaires à la mise en place du service. Celui-ci a été lancé officiellement ce vendredi, 4 septembre.
A en croire, le directeur général de Comores Telecom, " ce service a été mis en place pour faciliter la communication et réduire le coût ". Aussi, la minute de communication téléphonique entre les trois îles de l'archipel des Comores et Mayotte qui était à 250 fc (50 centimes euro), passera à 160 fc (30 centimes). Il ajoutera que " cette liaison sera directe, fluide et facilitée ". Selon, les estimations initiales, ce service permettra à Comores Telecom de conserver 1 millions de minutes d'appel par mois. La prochaine étape de ce contrat concernera le GSM. Il s'agira de mettre en œuvre le Roaming entre les clients de Comores Telecom et ceux de SFR. |
|  Crash au Comores, les affaires se compliquent
| 03 septembre, 9:25
24 corps trouvés, 1 seul survivant, et des familles en colères.
Ce qui n'arrange guère les affaires de la compagnie Yemenia Airways. La famille des victimes réclament haut et fort un dédommagement pour le moral subi, mais également la prime d'assurance contractée lors de l'achat des billets.
La commission d'enquête qui prépare actuellement l'indemnisation des victimes du Crash aux Comores se trouve quant-à elle dans des situations bien plus compliquées. En effet, parmi les victimes, près de la motié voyageaient avec des fausses identités. Ils utilisaient depuis longtemps des faux passeports. La commission, d'enquête a surtout remarqué que les noms occupés dans ce vol représentaient également des citoyens comoriens ou français toujours en vie et résidant soit en France métropolitaine ou à Mayotte. Le président de Yemenia est resté catégorique : Pas question d'indemniser des « victimes fraudeurs »… A Suivre |
|  Comores - A. A. Sambi prêt à ''louer'' Mayotte à la France
| Par Malango-Mayotte, 16 juillet 2009
Alors que plusieurs milliers de personnes s'étaient réunies sur la place de l'Indépendance à Moroni pour une prière qui remplaçait les festivités initialement prévues dans le cadre de la fête de nationale comorienne, le chef de l'état, A.A. Sampi a privilégié le contentieux franco-comorien à propos de Mayotte.
On aurait pu penser que le discours prononcé par le président de l'Union des Comores moins d'une semaine après la catastrophe aérienne qui a coûté la vie à 152 personnes tournerait autour de celle-ci, mais il n'en fut rien. Il a principalement été axé sur le contentieux né entre les Comores et la France lorsque Mayotte a décidé de rester sous administration française en 1975 lors du référendum qui donna l'indépendance aux trois autres îles des Comores.
Le président comorien s'est même dit prêt à « accepter de louer Mayotte à la France pour un bail de 50 ans par exemple », mais que « la présence de la France à Mayotte ne peut pas être légale sans notre accord ». Il a ajouté qu'il était « fier que le pays soit gouverné par des Comoriens depuis 1975 ». Il a estimé que sur Mayotte, « l'Etat français était un ami, mais pas un frère (...) Notre amitié avec la France ne nous empêche pas de réclamer Mayotte ». Depuis le référendum d'indépendance, deux logiques juridiques s'opposent. A Mayotte, les tenants de « Mayotte française », largement majoritaires, invoquent le droit des peuples à disposer d'eux-même. Aux Comores, on se réfère au droit onusien qui dispose que les pays décolonisés doivent l'être dans le « respect des frontières issues de la colonisation ». Une troisième voie, plus pragmatique que légaliste, se fait jour depuis quelques temps. Elle consiste à proposer que Mayotte soit confiée à l'administration française pour une durée déterminée. Après quoi, elle pourrait rejoindre les autres îles de l'archipel. Ce qui n'est pas très éloigné de la proposition de Sambi qui, lui, préférerait cependant une "location".
A Mayotte, l'idée fait dresser les cheveux sur la tête, mais il y a pourtant des précédents. Hong-Kong est repassée sous administration chinoise en 1997 après un bail de 99 ans sous administration britannique.
La Chine, quant à elle, s'est engagée à garder le régime économique et le mode de vie hongkongais pendant 50 ans. On s'attendait à un raz-de-marée lors du retour de Hong-Kong à la Chine. Il n'en fut rien. Même si 5.000 britanniques -sur 25.000- avaient quitté le pays. Hong-Kong a conservé son système légal, sa monnaie, son système politique, ses équipes sportives internationales et... ses lois sur l'immigration
Reste à savoir si un tel accord serait l'occasion d'une sortie de crise immédiate ou s'il ne ferait pas que reporter le problème aux générations futures. Quoi qu'il en soit, à Mayotte, les esprits ne sont pas du tout disposés à entendre un tel discours. |
|  Crise - Gnoumakélé, région symptomatique de la situation à Anjouan.
| Par Toufaili Andjilani (17 février 2009) Journaliste
Hada dawéni, sa rue agitée, ses produits agricoles étalés à même le sol, ses épiceries à n'en plus finir.
En apparence, une activité économique abondante, mais en réalité il n'en est rien. Ici, à l'image de toute la région de Gnoumakélé, la pauvreté est un mal chronique. La jeunesse est complètement désoeuvrée. Pour manger, il faut avoir un lopin de terre, et y avoir cultivé. La plupart des maisons sont en torchis ou en feuille de cocotier…… complètement déchiquetées sous le poids des saisons.
Les jours ensoleillés comme les jours de pluies, dans le Gnoumakélé, la population est constamment dans les préoccupations de la vie quotidienne. L'option d'une traversée en Kwassa vers à Mayotte est dans toutes les mémoires. A chaque élection, dans la région de Gnoumakélé, on bat des records de participation. Un comportement civique dans l'espoir d'une vie meilleure. Une vie qui, au vu, des soubresauts politiques et de l'atmosphère de crise qui pèse dans le pays, a du mal à se profiler.
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